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Allergie aux pollens : adoptez les bons réflexes
Plus avenants que les particules fines et la pollution, les pollens peuvent toutefois gâcher le quotidien des coureurs qui y sont sensibles, quand vient le printemps. Quelques pistes pour mieux comprendre le phénomène, et en limiter la portée.
 
 Ah, le printemps, les arbres en fleur, les pollens, les yeux qui piquent et le souffle qui s’amenuise pour certains… D’aucuns n’ont pas attendu les récentes alertes pour le savoir : la période est propice aux allergies. Premiers responsables : les pollens produits par les arbres en fleurs, qui volent gaiement au vent, et la réaction qu’ils occasionnent sur nos organismes. « Et la situation empire quand un temps chaud apparaît brusquement, développe Jean-Michel Serra, médecin des équipes de France et membre de la Commission médicale de la FFA. Les pollens sont plus concentrés, et les effets sur les muqueuses internes augmentent car celles-ci s’assèchent, et deviennent plus sensibles aux pollens qui s’y déposent. D’autant que, d’une manière générale, le corps a du mal à s’adapter à la chaleur. »
 
Des symptômes gênants pour les coureurs

Face à cette situation, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. « Tout va dépendre du degré de sensibilité de la personne, observe le docteur. Mais même ceux qui ne sont pas allergiques peuvent avoir des poussées de réaction, car il s’agit d’un mécanisme de défense de l’organisme pour repousser les allergènes. » Dès lors, le menu des réjouissances est varié : « irritation du nez, les yeux qui pleurent, une rhinite, une quinte de toux… Pour les plus sensibles, cela peut aller jusqu’à la crise d’asthme ». Et c’est bien là que commencent les soucis pour les coureurs, qui ne peuvent plus pratiquer dans de bonnes conditions. A moins de trouver la parade…
 
Comment en limiter les effets ?

Première solution, de bon sens : « Eviter les parcs où les pollens sont présents pour éviter de subir les contrecoups, pointe Jean-Michel Serra. On sait qu’il y a des périodes à éviter, en particulier celles où les arbres sont en fleurs, et le début ou la fin du printemps. Il existe aussi, pour les personnes qui se savent allergiques, un répertoire qu’on peut trouver sur Internet des arbres à pollens, une cartographie qui peut les aider à éviter les périodes de pollinisation. Ils peuvent également courir à l’intérieur, dans une salle de gym, où la quantité de pollens sera nettement moindre. »

Autre piste ? Protéger les muqueuses en « portant un masque ou un foulard sur le visage ». « Comme les particules de pollen sont plus grosses que les particules fines qu’on rencontre lors des pics de pollution, le procédé est plus efficace. » Pas évident, toutefois, de courir dans de telles conditions… En revanche boire davantage d’eau que d’habitude va permettre « de nettoyer les muqueuses et de les rendre moins sèches ». Et donc moins réactives aux fameux allergènes.

Dernier recours, pour les coureurs dont les symptômes sont les plus gênants : consulter un médecin qui, en fonction de tests, pourra prescrire des antihistaminiques adaptés à l’allergie constatée. Le meilleur moyen, sans doute, pour éviter que l’entraînement ne vire au pénible, en attendant des jours meilleurs qui reviendront très rapidement pour ce qui est la quantité de pollens. On ne peut malheureusement pas en dire autant en ce qui concerne la pollution…
 
Cyril Pocréaux pour J’aime courir
 
« Irritation du nez, les yeux qui pleurent, une rhinite, une quinte de toux… Pour les plus sensibles, cela peut aller jusqu’à la crise d’asthme ».
 

Ce CONSEIL D'EXPERT a été réalisé avec le concours de   Jean-Michel SERRA

Médecin des équipes de France d'Athlétisme
Membre de la commission médicale de la FFA
Coureur hors stade pendant ses loisirs, a déjà réalisé 37'40 au 10km et 1h15' au semi, il y a quelques années ...
Article mis en ligne par Rédaction J'aime Courir - le 17/05/2017 à 16:36 - mis à jour le 17/05/2017 à 16:47


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