Partager
Les cinq conseils pour une bonne reprise

Comment ne pas se prendre les pieds dans le tapis de mousse à la reprise ? Comment bien gérer le retour à l’entraînement ? Cinq conseils pour réussir sa rentrée de coureur.

La rentrée effectuée, il est temps de se pencher sur le début – ou la reprise – de la course à pied. Au-delà des aspects pratiques, il convient de respecter un certain nombre de règles pour reprendre du bon pied. Patrice Binelli, entraîneur membre de la Direction technique nationale et référent J’aime courir, passe en revue les plus importantes d’entre elles.

Respecter la progressivité

« Il ne faut surtout pas reprendre à 100 km/h, même si on est tellement motivé qu’on a envie de redémarrer à fond : à la reprise, on remet la machine en route », prévient Patrice Binelli. « Quand on reprend, l’organisme n’est pas aussi opérationnel qu’en fin de saison, ou n’est pas prêt à encaisser tous les efforts si on n’a jamais pratiqué. Il faut réapprendre à son corps à s’entraîner. L’adapter à l’effort, c’est le meilleur moyen d’éviter la blessure. »

Trouver le bon rythme (de vie)

Savoir quand et comment s’entraîner est souvent un enjeu crucial en début d’année sportive. « Il faut de suite bien identifier les moments où l’on peut et veut se dégager du temps pour la course à pied, car tout est plus facile quand on s’y prépare bien à l’avance, pointe Patrice. C’est aussi l’occasion de faire le point sur son emploi du temps, peut-être de mieux s’organiser et de voir précisément le temps qu’on peut octroyer à la course à pied… »

Effectuer un vrai bilan médical

Le point est essentiel, même s’il est trop souvent négligé. « Il faut s’assurer qu’on est opérationnel, et ceci quel que soit l’âge car notre corps évolue, assure l’entraîneur fédéral. La course sollicite fortement l’organisme, et si l’exercice physique est bon pour la santé, encore faut-il s’assurer qu’il est possible de pratiquer. En la matière, le certificat médical fera foi, mais autant réaliser un check-up complet chez le médecin pour s’assurer que tout va bien. »

Se faire accompagner dans sa pratique

Seul, c’est quand même moins drôle : autant courir en groupe pour ceux qui le peuvent. Mieux encore : conseillé par un entraîneur. « Qu’on courre à plusieurs ou avec une seule personne, être suivi par quelqu’un de compétent permet de progresser. Echanger et discuter de sa pratique à l’entraînement a un effet miroir qui est très utile », promet le coach. Au-delà des structures des clubs, pour qui débute ou court seul des rendez-vous collectifs sont organisés aujourd’hui un peu partout dans l’Hexagone. A l’instar des entraînements J’aime courir, dont la liste est disponible sur ce site.

Etre bien équipé

« La rentrée est le bon moment pour remettre un coup de neuf dans son équipement », rappelle l’entraîneur. « Si les textiles en bon état n’ont pas besoin d’être changés, les chaussures méritent de l’être une à deux fois par an en fonction du volume de course effectué. Si elles étaient épuisées en fin de saison, autant repartir avec une nouvelle paire. » Les coureuses, en particulier les débutantes, auront sans doute besoin d’un outil supplémentaire : « Une brassière vraiment adaptée à la course peut-être très utile, et autant se la procurer avant de commencer l’entraînement. » Paré de tels atours, et une fois toutes les cases cochées, la rentrée devrait s’effectuer en douceur.

Cyril Pocréaux pour J’aime courir

« Il faut réapprendre à son corps à s’entraîner. »

Ce CONSEIL D'EXPERT a été réalisé avec le concours de Patrice BINELLI
Cadre Technique et référent national du cross et courses Hors-stade. Coordonnateur du service entraînement de J'aime Courir
Entraîneur FFA Hors-stade 3è. niveau, 30 ans d'expérience en tant qu'entraîneur
Coache aussi bien des athlètes de haut-niveau participant à des compétitions internationales majeures (JO, Monde…), que des coureurs cherchant juste à progresser, du 400m au 100km. Entraine sur le Pôle haut niveau de Nantes mais aussi dans son club, le Nantes Métropole, pendant son temps libre.
A réalisé 14'45 au 5000m dans sa jeunesse. Et dernièrement 2h50 au marathon de Paris à 51 ans et 1h18' au semi l'année suivante.
Article mis en ligne par Rédaction J'aime Courir - le 13/09/2019 à 17:02 - mis à jour le 14/09/2019 à 07:54


AJOUTER UN COMMENTAIRE