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Continuer à courir, même déconfinés

Beaucoup ont découvert, à l’occasion de la période de confinement et des fermetures des gymnases, les plaisirs de la course à pied. Une bonne occasion de continuer, et de pratiquer le footing de manière régulière. Pour les y aider, voici quelques conseils pour les néo coureurs.

« Dans le parc à côté, ou en bas de chez moi, je n’ai jamais vu autant de gens courir que pendant le confinement. Ils en avaient vraiment besoin. » En un mot, le décor est planté. Et ce qu’a observé Patrice Binelli, membre de la Direction technique nationale et coach référent J’aime courir, n’a rien d’une vue de l’esprit. Pendant les semaines de confinement qu’a vécues le pays, beaucoup se sont découvert une appétence pour la course, qui restait le meilleur moyen de pratiquer une activité physique seul, près de chez soi, sur un laps de temps réduit.

Ne pas lâcher prise

Surtout, de nombreux, de nombreux néophytes se sont visiblement lancés pour leurs premières foulées. « Et on ne peut que les encourager à continuer, à ne pas lâcher prise, poursuit l’entraîneur. A priori, les personnes qui s’y sont mises y ont pris goût, et découvert que c’était un bon moyen de s’aérer. Or si elles y ont pris du plaisir tout près de chez elles, elles vont découvrir qu’il est encore plus agréable de courir en nature, dans des parcs… »

Alors que les contraintes liées à la pratique du sport s’assouplissent légèrement, le plus difficile commence peut-être : trouver la motivation, et une place dans son emploi du temps, pour poursuivre sur cette lancée. Conserver un moment, dans son agenda, pour la course, dans un cadre plus libre. « On peut avoir tendance à perdre sa motivation, mais il faut comprendre qu’avec quelques petites adaptations, courir devient beaucoup plus ludique. »

Sensation de facilité obligée

Premier conseil : ne pas s’astreindre, si on ne s’en sent pas capable, à une activité de course en continu au cours d’une même séance. « Le volume d’activité doit être suffisamment conséquent pour avoir un intérêt, mais il ne s’agit pas forcément de courir du débat à la fin, traduit Patrice Binelli. On peut très bien, et c’est d’ailleurs conseillé, alterner marche et course, y compris sur des temps très courts, une minute, trente secondes. Le corps décidera s’il se sent fatigué, s’il doit reprendre son souffle. L’essentiel est de ne pas s’arrêter, de continuer à solliciter le cœur, même doucement, sur la durée. »

Dans la même idée il est inutile, en la matière, de chercher à aller vite. La quête de l’intensité doit être le cadet des soucis, pour les débutants. « Trottiner à un rythme proche de la marche suffit. Tout en restant toujours facile. C’est comme ça qu’on s’améliore : en conservant la même sensation de facilité, la même perception de l’effort, on courra peu à peu plus longtemps et plus vite. »

Les muscles travaillent aussi

Et pas d’inquiétude si des courbatures et quelques douleurs apparaissent ici et là, au niveau des cuisses en particulier. « Musculairement, si on ne pratiquait pas la course, le corps n’y est pas habitué, note l’entraîneur. Les courbatures sont une conséquence logique de cette phase d’adaptation. » En parallèle, il sera d’ailleurs possible de travailler également ce domaine. « De même qu’on progresse au niveau cardiovasculaire, la carrosserie devra s’améliorer. Quelques montées et descente de marches à un rythme tranquille peuvent permettre de se renforcer les jambes de manière très simple. »

Restera alors, simplement à respecter quelques consignes essentielles, comme le fait de bien s’hydrater – d’autant plus si les premières chaleurs arrivent. « Et de conserver une certaine régularité dans ses sorties, en courant au moins une fois par semaine. » Le meilleur moyen pour conserver le contact avec la course, et plus si affinités.

Cyril Pocréaux pour J’aime courir

« Avec quelques petites adaptations, courir devient beaucoup plus ludique. »

Et avec la participation de Patrice BINELLI
Cadre Technique et référent national des courses en montagne.
Coordonnateur du service entraînement de J'aime Courir
Entraîneur FFA Hors-stade 3è. niveau, 30 ans d'expérience en tant qu'entraîneur
Coache aussi bien des athlètes de haut-niveau participant à des compétitions internationales majeures (JO, Monde…), que des coureurs cherchant juste à progresser, du 400m au 100km. Entraine sur le Pôle haut niveau de Nantes mais aussi dans son club, le Nantes Métropole, pendant son temps libre.
A réalisé 14'45 au 5000m dans sa jeunesse. Et dernièrement 2h50 au marathon de Paris à 51 ans et 1h18' au semi.
Article mis en ligne par Rédaction J'aime Courir - le 16/05/2020 à 08:32 - mis à jour le 16/05/2020 à 08:54


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