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Paris, pour l'amour du marathon
Sous un soleil radieux, le Marathon de Paris a enchanté les chronomètres autant que les cœurs, dimanche 9 avril, dans la capitale des amoureux. Dans la foulée de la victoire historique d'un couple de Kenyans, l'épreuve parisienne a réuni plus de 57 000 participants, toujours plus nombreux à s'attaquer à la distance mythique.

Victorieux dans les temps canons de 2h06'10 et 2h20'55, Paul Lonyangata et Purity Rionoripo n'ont pas seulement enflammé le bitume des rues parisiennes. En devenant le premier couple de l'histoire à remporter l'épreuve, les deux Kenyans de 24 et 23 ans ont également attendri les milliers de spectateurs massés à l'arrivée. De quoi rendre leur victoire plus humaine, et donc plus belle, au cours d'une journée qui a tenu toutes ses promesses sportives, émotionnelles, mais aussi météorologiques.

Pour sa 41e édition, le Marathon de Paris s'est déroulé dans des conditions plus que printanières, voire même un peu trop chaudes pour certains coureurs. 41, comme l'âge moyen des partants qui participaient, pour plus d'un tiers d'entre eux, à leur tout premier marathon. C'est le cas de Virginie, Parisienne de 33 ans, qui a dompté les 42,195 km du parcours en un peu plus de cinq heures. « C'est le kif ! J'avais tellement entendu parler du marathon, mais finalement ça allait. Tout le monde se soutient, ça aide beaucoup, savoure-t-elle aux côtés de ses partenaires d'entraînement.  Je cours depuis un an et demi avec des copines. Au début, c'était juste pour se faire du bien et se dépenser. Et puis on se prend au jeu ! »

La loi du marathon

Également novice sur la distance, Jeff Lastennet avouait avoir ressenti pas mal d'appréhension avant et pendant ce baptême du feu pourtant réussi. Demi-finaliste mondial sur 800 m en 2009, le néo-triathlète a bouclé l'épreuve en 2h47'18, quelques minutes après son frère Glenn qu'il a réussi à accompagner jusqu'à la mi-course. « Avec mon frère, on voulait partir en 1h16'30 et on est passé en 1h16. Au 25e kilomètre, j'ai payé mon départ un peu rapide. C'était nouveau pour moi, je ne savais pas trop où j'allais. Il y avait énormément de copains autour de moi, dans la course et au bord de la route. J'en ai dépassé certains, d'autres m'ont doublé. C'est la loi du marathon ! »


Dans la zone d'arrivée qui commençait alors à se remplir sérieusement, d'autres mesuraient en revanche la satisfaction de grignoter quelques minutes sur leur record personnel. Au terme de son quatrième marathon, Thierry, 50 ans, a même eu besoin d'un œil extérieur pour confirmer le temps de 2h56' affiché sur sa montre, soit trois minutes de mieux que son ancienne référence. « Je suis très satisfait. C'était dur, mais la pratique du trail m'a aidé sur cette course, confie le sociétaire  de FR'Anse et de Theizé Course Nature dans le Rhône. L'organisation est super. Même si c'est une grosse épreuve, ça reste une vraie fête. Les gens sont adorables tout au long du parcours. »  Après avoir récupéré ses affaires et pris sa douche, il aura tout juste le temps de revenir à l'arrivée pour accueillir sa femme, attendue sur la ligne un peu plus d'une heure plus tard.

Mehdi Baala : « Même à vélo, c'était pas facile ! »

Sous les yeux de Mehdi Baala, vice-champion du monde du 1500 m en 2003, les arrivants de tous âges ne cessent d'affluer le long de l'avenue Foch, jusqu'à l'Arc de Triomphe. Plus d'un tiers (37 %) de ce ruban humain est constitué de coureurs étrangers, preuve s'il en fallait encore de l'envergure et de la notoriété de l'épreuve parisienne. « Beaucoup de gens, de plus en plus, viennent et ont envie de courir le marathon de Paris, se réjouit l'ancien miler. Pour moi, c'est le plus beau marathon du monde ! On a de quoi être fier d'avoir un marathon de cette ampleur-là en France. »

Le Français a suivi au plus près la course d'Hassan Chahdi, 12e et premier français en 2h10'20. « Je suis content de l'avoir vécue de l'intérieur, c'est vraiment une super expérience, reprend Mehdi Baala. Le parcours n'était pas facile. Je l'ai fait de bout en bout à vélo, et même à vélo c'était pas facile ! (rires) J'imagine qu'en courant, par moment on se pose la question de savoir si on va réussir à terminer. » Un exploit pourtant accompli, ce dimanche, par plusieurs dizaines de milliers de coureurs. Et un couple en or !

Camille Vandendriessche pour J'aime Courir

Article mis en ligne par Rédaction J'aime Courir - le 09/04/2017 à 16:07 - mis à jour le 10/04/2017 à 09:12


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