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Reprise des clubs : En nature, de grands espaces et de la vigilance

Les sections running et marche nordique ont été parmi les premières à reprendre le chemin de l’entraînement collectif, en profitant de la réouverture d’une bonne partie des espaces verts. Reste que la pratique de ses activités demande aussi des aménagements. 

« Vous connaissez la chanson « Libérée, délivrée » ? Eh bien, c’était ça. » Julie Quesnoit, coach athlé santé à l’AS Saint-Raphaël Athlétisme, a le sens de la formule et de La Reine des neiges pour définir l’état d’esprit des marcheurs nordiques de son club lors de leur reprise. Des retrouvailles qui ont eu lieu dès le lundi 11 mai, le jour où a été entamé en France le déconfinement progressif. « Les licenciés ont pu retrouver du lien et se parler sans passer par l’intermédiaire de l’ordinateur », savoure l’entraîneure.

Un cadre magnifique pour la marche nordique

Parmi les marcheurs nordiques, on retrouve un public plutôt senior, soit les catégories d’âge les plus touchées par le Covid-19. L’AS Saint-Raphaël Athlétisme ne déroge pas à la règle, avec certains pratiquants ayant plus de 70 ans. « L’avantage, c’est qu’ils sont soucieux de leur santé, note Julie Quesnoit. J’avais très peur avant la première séance, car c’est une responsabilité importante d’encadrer dans ces conditions nos licenciés. Je m’attendais à ce que des personnes réagissent négativement à mes consignes, mais en fait, ils les ont très bien comprises. »

Les Varois ont la chance de pouvoir pratiquer la marche nordique dans le cadre magnifique du massif de l’Estérel et de ses trente-deux mille hectares. « Avec les nombreux chemins à disposition, nous ne rencontrons presque personne dans cette zone, explique la coach. Dans le club, la bise était déjà proscrite depuis longtemps, principe de précaution oblige. Les mesures de distanciation physique ont pu être mise en place sans problèmes pendant la séance.

En statique, il faut respecter un espace de 4 m2 par personne, rappelle Julie Quesnoit. Pour les marcheurs nordiques, c’est facile, car c’est l’équivalent de la longueur d’un bras tendu plus d’un bâton. Quand on marche, il faut garder cinq mètres d’écart, c’est un peu plus dur à estimer. Mais l’avantage de notre pratique, c’est qu’on ne se colle pas les uns aux autres. Il y a une distance naturelle liée à l’activité. Le point sensible, finalement, ce sont « les pauses hydratation, où les gens se regroupent et où il faut bien faire respecter les distances de sécurité ».

Dès l’annonce du déconfinement et du passage du Var en zone verte, l’entraîneure a « reçu de nombreux mails et sms » d’adhérents. Sur les cent vingt marcheurs nordiques du club, la moitié environ ont participé à une séance dès la première semaine. « Pour respecter la limite de dix pratiquants réunis, coach compris, on a organisé un système d’inscription par doodle. Les neuf premiers inscrits avaient leur place. En dix minutes, c’était complet. Nos licenciés ont été très réactifs ! Nous avons ensuite mis en place un roulement. »

Des côtes pour commencer

Au Running 92, spécialisé dans la course hors stade comme son nom l’indique, c’est une séance de côtes qui a ouvert le bal pour la reprise. Après un footing avec au maximum deux athlètes de front de chaque côté d’une large allée, quatre groupes de dix athlètes ont été constitués, chacun sous la houlette d’un coach, et ont été répartis dans quatre côtes différentes.

« Ils s’élançaient par binôme pour un effort de quarante-cinq secondes, avec les plus forts qui partaient en premier. Avec les différences de niveau, les écarts se faisaient naturellement, détaille Serge Milon, entraîneur de ce club comptant à un peu plus de quatre-vingt adhérents.


L’accès à la piste, située à proximité du parc de Saint-Cloud, n’étant pas encore autorisée, le coach a « balisé en forêt une allée tous les cent mètres pour pouvoir donner des repères métriques aux athlètes ». Si de nombreux athlètes ont déjà repris les entraînements collectifs, d’autres ont préféré passer leur tour.

« Certains ont coupé avec l’entraînement pendant le confinement et sont un peu démotivés, explique Serge Milon. On est en train de voir si l’on peut constituer un groupe en décalé avec les autres, pour les inciter à la reprise avec des footings tranquilles. » Histoire de ne laisser personne au bord de la route.


Rédaction J'aime Courir, le 18/03/2021 15:32:00
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